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19/05/2007 05:01 par likoli-nass
Le Maroc occupe l'emplacement de l'ancienne Maurétanie, Tingitane et d'une faible partie de la Maurétanie Césarienne. Cette contrée fut soumise à la domination romaine en 33 av. J. C., et définitivement, en 42 de notre ère. Elle devint ensuite la proie des Vandales au commencement Ve siècle, puis passa sous la coupe des Grecs de Byzance, et enfin des Arabes (à partir du VIIIe siècle). Les Edrisites (Idrissites), fondèrent, en 788, un Etat indépendant des califes de Bagdad, dont Fez était la capitale, et qui fut renversé en 925 par le premier calife fatimide d'Egypte. Tandis que les Fatimides et les Ommeyades d'Espagne se disputaient la possession des débris du royaume des Edrisites, les Almoravides créèrent, au Maroc, à partir de 1051, un nouvel Etat, qui étendit ses conquêtes en Espagne jusqu'au Tage et à l'Ebre. La puissance des Almoravides s'écroula aussi rapidement qu'elle s'était élevée, et fut remplacée, entre 1120 et 1145, en Afrique et en Espagne, par celle des AImohades, qui elle-même succomba en Espagne en 1212 et en Afrique en 1218. Les Almohades furent supplantés par les Mérinites ou Mérinides (1270), auxquels succédèrent à partir de 1550 les Chérifs, qui se disaient issus de Mahomet. Sous la dynastie des chérifs alaouites (saadiens) de Tafilet, l'empire du Maroc acquit sa plus grande étendue, et résista victorieusement aux armées portugaises qui attaquent aux XIIIe, XIVe et XVe siècles. Le Maroc cessa d'être menacé après la sanglante bataille d'Alcaçar-Quivir, où périt le roi Sébastien (1578). Il s'agrandit tellement par la suite qu'au commencement du XVIIIe siècle, il étendait encore son autorité jusqu'à Tombouctou.
Les discordes intestines des derniers alouites avaient à cette époque déjà laissé le trône à une dynastie qui s'était substituée à la leur en 1648. Cette dynastie, sortie aussi du Tafilet, eut pour fondateur le chérif Moulay, mort en 1652. Le règne le plus brillant des souverains de cette dynastie est celui de Moulay-Ismaïl (1672-1727), prince impitoyable, mais énergique. Le souverain parvenu au trône en 1822, Moulay-Abderrahman, inquiet des ambitions de la France en Afrique du Nord, depuis sa prise d'Alger en 1830, s'associa en 1844 à la guerre sainte d'Abd el-Kâder. Mais la défaite de son armée sur l'Isly, le bombardement de Tanger et la prise de Mogador par les Français le forcèrent, cette même année, à renoncer à soutenir l'émir. Moulay-Abderrahman mourut en 1859, et une guerre civile, au milieu de laquelle plusieurs prétendants disputèrent le trône à son fils aîné, Sidi-Mohamhed, s'alluma aussitôt. Cette même année, les Marocains entrèrent aussi en guerre avec l'Espagne, qui conservait le long des côtes du Maroc plusieurs villes, conquises dès le XVIe siècle, et dont elle avait fait des présides ou lieux de déportation : telles Ceuta, le Peñon-de-Velez, Alhucemas, Melilla. Des conflits avaient déjà eu lieu à leur sujet, mais cette fois la guerre fut plus sérieuse. Le Marcoc fut défait, notamment dans deux batailles, dont la dernière fut suivie de la prise de Tétouan par les Espagnols en 1860. La paix fut alors conclue entre les deux Etats : le Maroc fit une cession de territoire, et s'engagea à payer une forte indemnité de guerre. La compétition que se faisaient Allemands et Français eut aussi quelques décennies plus tard des répercussions sur le Marcoc, et les puissance européennes se mirent d'accord pour laisser à la France, déjà présente en Algérie et en Tunisie, étendre sa mainmise sur le Maroc. Le pays devint au début du XXe siècle un protectorat, puis une colonie, jusqu'à l'indépendance acquise en 1956.
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L'esprit scrupuleux dont fait preuve un croyant vis à vis de ses pratiques religieuses, indique clairement sa foi. Il affermit la prière, le jeûne et accomplit le rituel des ablutions, rendues obligatoires par Dieu, tout au long de sa vie. Dieu a décrit dans de nombreux versets l'enthousiasme des musulmans sincères envers les pratiques religieuses. L'un d'eux dit : ... qui endurent dans la recherche de l'agrément de Dieu, accomplissent la salat et dépensent (dans le bien), en secret et en public, de ce que Nous leur avons attribué, et repoussent le mal par le bien. A ceux-là, la bonne demeure finale. (Coran, 13 : 22)
- Concernant le Prophète Abraham (psl) :
- Concernant le Prophète Ismaël (psl) : Et mentionne Ismaël, dans le Livre. Il était fidèle à ses promesses ; et c'était un messager et un prophète. Et il commandait à sa famille la prière et la zakat; et il était agréé auprès de son Seigneur. (Coran, 19 : 54-55) - Concernant le Prophète Moïse (psl) : Certes, c'est Moi Dieu : point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la salat pour le souvenir de Moi. (Coran, 20 : 14) - Concernant le Prophète Jésus (psl) : Mais (le bébé) dit : "Je suis vraiment le serviteur de Dieu. Il m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète. Où que je sois, Il m'a rendu béni ; et Il m'a recommandé, tant que je vivrai, la salat et la zakat. (Coran, 19 : 30-31) - Il a été également commandé à Marie, dépeinte comme modèle pour toutes les femmes, d'instaurer la prière : Ô Marie, obéis à ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi avec ceux qui s'inclinent. (Coran, 3 : 43)
- Il a été également commandé à Marie, dépeinte comme modèle pour toutes les femmes, d'instaurer la prière : Ô Marie, obéis à ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi avec ceux qui s'inclinent. (Coran, 3 : 43) À quel moment est-ce que la priere a été rendue obligatoire ?
Il est révélé dansment est-ce que la prière le Coran que les temps de la prière ont été établis pour les croyants en tant que pratique religieuse :
Quand vous avez accompli la salat, invoquez le nom de Dieu, debout, assis ou couchés sur vos côtés. Puis lorsque vous êtes en sécurité, accomplissez la salat (normalement), car la salat demeure, pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés. (Coran, 4 : 103) Les rythmes de la prière sont "l'aube", "le midi", "l'après-midi", "le soir" et "la nuit". Ils ont été clairement établis dans de nombreux versets du Coran. Quelques-uns de ceux-ci disent : Supporte patiemment ce qu'ils disent et célèbre Sa louange, avant le lever du soleil, avant son coucher et pendant la nuit; et exalte Sa Gloire aux extrémités du jour. Peut-être auras-tu satisfaction. (Coran, 20 : 130) Glorifiez Dieu donc, soir et matin ! A Lui toute louange dans les cieux et la terre, dans l'après-midi et au milieu de la journée. (Coran, 30 : 17-18) Notre Prophète (pbsl) qui, grâce à la révélation et à l'inspiration de Dieu, comprit et interprêta le mieux le Coran, décrit pour les croyants les moments de la journée quand les cinq prières commençaient et terminaient. Voici l'un des hadith les plus connus dans lequel les moments de la prière sont exposés : D'après Jabir ibn 'Abdullah, l'Ange Gabriel est venu dire au Prophète (pbsl) : "Lève-toi et fais cette prière." Alors le Prophète a fait la prière de midi lorsque le soleil a quitté le méridien. Puis l'heure de l'après-midi est venue, il lui a dit : "Lève-toi et fais cette prière." Et il a fait la prière de l'après-midi lorsque l'ombre d'une chose a atteint sa longueur, puis l'heure du coucher du soleil est arrivée. Il lui a dit : "Lève-toi et fais cette prière." Il a fait la prière du coucher du soleil lorsque le soleil est couché entièrement. Ensuite c'était l'heure du soir, il lui a dit : "Lève-toi et fais cette prière." Il a fait alors la prière du soir lors de la disparition du crépuscule. Enfin lorsque l'aube s'est éclaircie il lui a dit la même chose. Lors de la prière du midi du deuxième jour Gabriel est venu dire au Prophète (pbsl) : "Lève-toi et fais cette prière." Il a fait la prière du midi lorsque l'ombre d'une chose a atteint sa longueur, puis à l'heure de l'après-midi Gabriel lui a dit : "Lève-toi et fais cette prière." Et Il a fait la prière lorsque l'ombre d'une chose a atteint le double de sa longueur. Cependant à l'arrivé de l'heure du coucher du soleil Gabriel lui a ordonné de faire sa prière à la même heure qu'hier. Puis après le passage de la moitié de la nuit (ou il a dit le passage des deux tiers de la nuit) il lui a ordonné de faire la prière du soir. Enfin, une fois l'aube apparue, il lui a ordonné de faire la prière de l'aube. Et lui a dit : "Les heures fixées pour les prières sont limitées par ces temps." Accomplir la prière avec crainte signifie améliorer cette pratique religieuse en présence de notre Seigneur Tout-Puissant en ressentant Sa force et Sa grandeur, avec peur et respect. Un croyant qui souhaite accomplir pleinement cette obligation doit prendre des mesures contre tout ce qui pourrait empêcher cette conscience emplie de crainte et doit faire preuve d'un maximum de scrupules afin d'assurer la concentration et l'attention requises au moment de la prière. Un accomplissement correct de ces prières est une grande opportunité pour se rappeler notre Seigneur, pour Le louer et L'adorer en tant que Dieu unique et en sachant qu'Il est libre de toutes imperfections. En effet, dans un verset Dieu ordonne d'accomplir la prière afin de se Le rappeler : Certes, c'est Moi Dieu : point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la salat pour le souvenir de Moi. (Coran, 20 : 14) |
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Le Saint Coran nous a révélé comment le visage de l’homme s’assombrit en cas de chagrin et de tristesse, ce qu’on peut trouver exprimé par ce verset : « et lorsqu’on annonce à l’un d’eux une fille, son visage s’assombrit et une rage profonde [l’envahit] », An-nahl (les abeilles) – 58. Ainsi de même, en cas de regret et de déception : « Or, quand on annonce à l’un d’eux (la naissance) d’une semblable de ce qu’il attribue au Tout Miséricorde, son visage s’assombrit d’un chagrin profond », Az-zuhruf (l’ornement) – 17. De la sorte, il a cité une vérité très importante, c’est que le visage est le miroir de l’âme, et que l’on peut deviner l’état d’âme de son compagnon en regardant son visage : « tu discerneras la réprobation sur les visages de ceux qui ont méconnu », Al-hajj (le pèlerinage) – 72. Un autre verset exprime la même idée : « leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation », Al-fath (la victoire éclatante) – 29. Mais, on ne savait pas à quel point il était miraculeux et anticipé le contenu de ces nobles versets jusqu’à ce que les recherches médicales et psychologiques fassent une avance cruciale en finissant par démontrer que le visage est vraiment le miroir de l’âme comme il l’a été déjà prédit dans le Saint Coran avant des centaines d’années. Le Dr Gayelord HAUSER estime que : « ton visage est ton messager au monde ; c’est à travers lui que les autres pourraient détecter ton état d’âme, et tu peux, toi-même, en regardant le miroir déceler ton état en interrogeant ton visage sur ces besoins… ces cernes sombres sous les yeux révèlent manifestement le besoin d’une bonne alimentation et d’un assainissement du milieu tandis que ces rides qui apparaissent avec l’âge, laissent deviner la façon dont les années passées ont été vécues ». Cependant, la médecine moderne affirme que le visage contient 55 muscles dont on se sert involontairement pour exprimer nos émotions et réactions. Ces muscles sont entourés de nerfs les reliant au cerveau, et c’est à travers le cerveau même que ces muscles prennent contact avec tout l’organisme. Ainsi, le visage reflète-il tout ce que tu ressens au fond de toi-même dans le moindre détail…. La douleur se manifeste avant tout sur le visage… le repos et le bonheur… se reflètent sur le visage. De la sorte, toute habitude, bonne ou mauvaise, laisse sur le visage une trace profonde ; ce qui fait du visage la seule partie du corps humain qui trahit la personne en dévoilant son état d’âme… nul autre organe ne saurait révéler ce que l’on est… les savants affirment qu’il est possible de deviner la personnalité et le caractère d’un individu à travers les rides de son visage… ainsi, les gens acharnés et déterminés qui ne renoncent jamais à leurs objectifs ont-ils l’habitude de se serrer les lèvres, et cet air les marquerait même s’ils ne le cachent pas de ténacité…quant aux rides précoces qui apparaissent autour des yeux, elles sont causées à force de rire et de sourire, or, les rides profondes entre les deux yeux sont des signes de froncement et de pessimisme… cependant, les orateurs, les avocats et les acteurs ont tous au milieu des joues des lignes profondes qui arrivent jusqu’au menton, les dactylographes, les couturiers et toute autre personne dont le travail oblige à s’abaisser la tête ont des rides au niveau du cou, et des plis sous le menton. De sa part, le Dr Alexis CARREL, titulaire de prix Nobel de médecine conclut : « la forme du visage dépend de l’état des muscles lisses qui s’étendent sous la couche épidermique, l’état de ces muscles suit la pensée… Vraiment, toute personne peut se donner au visage l’expression qu’elle veut, mais elle gardera toujours ce masque. Or, les traits de notre visage commencent à se dessiner suivant nos émotions, et avec l’âge, il prend une image adéquate à nos sentiments et aspirations… le visage exprime aussi des sensations plus profondes, où l’on peut y découvrir, outre les défauts, l’intelligence, les désirs, les sentiments et les habitudes les plus secrètes d’une personne, l’état du corps, sa prédisposition aux maladies corporelles et mentales, car en fait, l’allure du squelette, des muscles, de la graisse, de la peau et de la chevelure est lié à l’alimentation des tissus, celle-ci dépend de la composition du milieu interne, c’est-à-dire ; des activités des systèmes endocriniens et digestifs. De la sorte, l’apparence du corps nous montre bien l’état de ses organes, et le visage est un récapitulatif de tout l’organisme car il reflète, à la fois, l’état fonctionnel de la glande thyroïde, de l’estomac, des intestins, du système nerveux… et il nous avertit sur les dispositions maladives chez les personnes. Les observations exactes sauraient vous décrire d’après le visage les traits physiques et psychiques d’une personne. Ainsi, la science arrive, enfin, à ce que le Saint Coran nous a révélé à travers ses versets que le visage est le miroir de l’âme, c’est lui qui reflète tous l’état d’âme de l’homme, ses sentiments, ses passions. En effet, il est facile de remarquer la tristesse et le regret sur le visage exprimé par des traces révélatrices tel l’aspect sombre, contrairement au bonheur, à la sérénité, à la foi, et à la tranquillité qui illuminent le visage par la lumière et la satisfaction. |
How can a people be on top,
when everyone else trys to cut down their crops
How can a group take to the skys,
when the rest of their people are dying of crys
Blasphemy and tragedies make up our lives,
it had to be the muslims that they wouldnt let strive
The unjustice we're taught and the hatred that's learned,
nothing is earned and all rightous is burned
We can't go on, there's nothing left to do,
beat them with a rock or pick up a shoe
Torn apart are our people, weak and oppressed,
we forget our Lord for he is the best
We have to pick up the pace and get back the faith!
before its to late and we lose our last base
You hear the cry of 'Bring back Islam',
but few are working, the others just lie
What's left to do, kill some more jews?
it won't solve much if we aren't one in two
Our Ummah is weak but easy to fix,
Pick up your verses and learn a quick mix
The war will be won when the trumpet has sounded,
do something now or wait to be pounded
Check your self first before you lose all,
don't make that mistake, your gonna just fall
A simple phrase can mean so much,
La Ilaha Ilallah can add a beautiful touch
So get back your Islam, Teach it to others,
We'll end up on top, and be proud of each other









Même si le Coran (véridique révélation du Créateur de la Terre et des Cieux) indique que les djinns existent (et ils en existent bel et bien des centaines autour detoi même si tu ne les voies pas, et ils t'incitent à écrire des propos islamophobes), cela ne veut pas dire que l'islam tolère des actes de charlatanisme comme pratiquer des exorcismes ou de faire des sacrifices humains.
Heureusement que l'islam est venu pour combattre ces pratiques païennes, ce charlatanisme (cha3wada en arabe) a largement été combattu par le prophéte Mouhammad (Salla Allahou Alayhi Wa Sallam) car il est contraire en la croyance en Allah sans lui associer un autre Dieu.
Pour vous fixer les idées, saches que les prières quotidiennes d'un croyant qui a rendu visite à un charlatan (même s'il ne croit aucun mot à ce que le charlatan lui dit) ne sont pas accéptées pour une durée de quarante jours.
Alors un petit conseil mes amis(es): renseignez vous sur l'islam au lieu d'écrire n'importe quoi, car visiblement nous avons affaire à un ignorant (sur l'islam) qui refuse d'admettre son ignorance (c'est la pire sorte d'ignorance qui existe car ça n'a aucun reméde)
Et sachez bien qu'aucun être n'est de taille pour combattre l'islam, car cette religion est véridique et provient du Créateur de la Terre et des Cieux ... C'est une cause perdue d'avance ...
Je voua dis cela pour que vous employez votre energie dans d'autres activités plus constructives: étudier sérieusement l'islam par exemple
Wa Allaho a3lam
La réalité spirituelle du hijab n’est que peu connue. Malheureusement nous constatons qu’aujourd’hui des polémiques s’entretiennent toujours au sein de la communauté musulmane sur le quand, comment et pourquoi porter le hijab.
Une chose est certaine cependant et doit l’être pour nous toutes, c’est que le hijab est Fard (obligatoire).
Rappelons qu’il n’y a pas d’obéissance dans la désobéissance à Allah (Subhanahou wa ta’Ala), et qu’ il n’est donc pas autorisé, quand on se dit « muslima » de prendre certaines règles de l’Islam pour en laisser d’autres sur le côté.
Il est certain que le chemin spirituel est différent selon chacune. Mais ce qui est plus sûr encore, c’est que Dieu exige de chacune d’entre nous que nous apprenions notre religion, et de faire de cette étude est un acte d’adoration envers notre Seigneur et Créateur.
Le port du hijab, en tant qu’élément de soumission envers Allah (Subhanahou wa ta’Ala), et en tant qu’élément préservant notre moralité et notre chasteté, fait partie de ces actes d’adoration envers Allah az Zawjal.
A l’heure actuelle, il est malheureux de constater que l’on prend prétexte des problèmes sociaux pour ne pas porter le hijab.
Il est plus facile de craindre la société et de clamer qu’avec la tenue islamique il n’est pas possible de trouver un emploi, que de craindre Dieu dans sa punition et de lui demander secours, alors que LUI Seul est le Pourvoyeur.
Bien entendu la société est ce qu’elle est, mais notre foi doit être entretenue.
Le chemin du Paradis n’est pas un chemin facile, et il ne faut pas croire que pour y parvenir nous ne seront pas éprouvées.
Sourate 3 - Verset 200:
« Ô les croyants! Soyez endurants. Incitez-vous à l'endurance. Luttez constamment (contre l'ennemi) et craignez Allah, afin que vous réussissiez »
Mais si l’on frappe à la bonne porte, celle de Allah Subhanahou wa ta’Ala. Qui peut nous certifier que les personnes qui nous sont ennemies aujourd’hui, ne nous seront pas favorables demain ? Allahou ‘alam (Dieu est plus savant)
Il nous faut garder en tête , chères sœurs, ce que Aïcha (radhia Allahou ‘anha) a dit :
« Ne cherche pas à t’attirer l’agrément des gens en t’attirant la colère de Dieu ;
Cherche plutôt l’agrément de Dieu même si tu dois t’attirer la colère des gens. »
A côté du rappel de l’importance spirituel du hijab dans l’islam, il y a toute la problématique sociale qui est à démystifier :
Les discussions concernant le hijab manquent souvent sincèrement d’objectivité en tant qu’élément vu avec les yeux de la crainte et du préjugé.
Pour certains, le hijab renvoie inéluctablement au statut inférieur de la femme et à l’obscurantisme. Pour d’autres, qui sont au sein de notre communauté, il est devenu un phénomène de mode ou reste une tradition.
Il est plus que temps de craindre Dieu, de savoir pourquoi on porte le hijab, et de démystifier les polémiques autour de notre symbole d’appartenance à l’Islam.
Tout au long de ce fascicule, je tenterai incha’Allah, de donner une définition correcte du hijab, rappelant qu’il ne s’agit pas seulement de se couvrir les cheveux en présence d’étrangers, mais bien de ne laisser paraître que le visage et les mains et d’être responsable du hijab par le comportement chaste et vertueux qu’applique la musulmane.
Je parlerai également incha’Allah de l’habit islamique que la musulmane se doit de porter en présence d’étrangers et qui se définit selon 8 conditions bien précises.
Je passerai également en revues les principales objections au port du hijab, en tentant d’apporter des explications islamiquement correctes pour contrer son refus.
Le hijab ne doit pas être le complexe de la musulmane, mais au contraire, sa fierté d’appartenir à une grande communauté, égalitaire entre chacun de ses fidèles, ou seule la piété entretient les différences.
Qu’Allah Subhanahou wa ta’Ala nous aide chacune à entretenir notre foi, à ordonner le convenable et à interdire le blâmable, qu’IL nous fasse miséricorde et nous accepte parmi ses pieux serviteurs.
Amine.
1 Définition du hijab et de l'habit islamique de la croyante
1.1.: Le Hijab en bref
Contrairement aux fausses idées qui sont véhiculées depuis un certain nombre d'années, le voile de la femme en Islam (appelé communément "Hijâb" dans le vocabulaire juridique) n'est en aucun cas le symbole d'une revendication politique ou idéologique, ni une marque de soumission et d'infériorité quelconque par rapport aux hommes et encore moins un simple vêtement traditionnel, lié à certaines cultures.
1.1.1. Double dimension du Hijab
En portant le voile, la femme musulmane
- Fait acte de soumission et d'obéissance envers Allah (première dimension),
- Agit pour sa protection morale, en préservant sa pudeur et sa chasteté (deuxième dimension).
Comme on va le voir par la suite, Incha Allah, une bonne compréhension de ces deux aspects que l'on retrouve dans le "Hijâb" permet déjà d'éloigner un certain nombre d'objections superficielles qui sont très souvent soulevées à son encontre.
Allah az zawjal, dans le Qour'aane, après avoir ordonné aux hommes de garder le regard baissé, demande au Prophète Muhammad
Sourate An nour, verset 31
:
"Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes...."
Première dimension évoquée:
En lisant ce passage coranique, chacun peut se rendre compte qu'il ne laisse place à aucune ambiguïté: C'est Allah Lui-même qui ordonne, par le biais de Son Messager
Deuxième dimension évoquée
On comprend aussi que cette prescription divine est liée à la protection de la chasteté et, par extension, à la dignité de la femme.
Prise sous cette perspective, on se rend compte que le fait de couvrir certaines parties du corps constitue un bienfait indéniable pour la femme.
1.1.2. Parties du corps que la femme peut laisser paraître:
Pour ce faire, il faut se référer aux explications qui ont été apportées à ce sujet par les compagnons (radhia Allahou anhoum), par les savants et par les commentateurs musulmans des premiers siècles de l'Islam.
§ A ce sujet, l'interprétation qui a été retenue par la majorité des commentateurs du Qour'aane[1] est celle qui a été donnée par Ibn Abbâs (radhia Allâhou anhou). Selon lui, le terme "ce qui en paraît" désigne les deux mains et le visage.
§ Il est également intéressant de prendre en considération la réaction des femmes musulmanes à l'époque du Prophète Mouhammad (saw) lorsque ce verset fut révélé:
L'Imâm Boukhâri r.a. rapporte à ce sujet les propos de Aîcha (radhia Allâhou anha):
"Qu'Allah fasse miséricorde aux premières femmes émigrées; dès que le verset "qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines" fut révélé, elles découpèrent le drap qu'elles portaient (au dessus de leurs vêtements) et l'utilisèrent pour se couvrir la tête (ainsi que leur cou et leur poitrine). "
Le second verset qui évoque l'obligation de porter le voile est le 59ème de la Sourate 33, dans lequel Allah dit:
"Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux."
Le mot arabe employé dans ce verset et qui a été traduit par "grands voiles" est "jalâbîb".
Encore une fois, s'il existe des divergences quand à la nature, la forme et la taille exacte de ce voile, il y a cependant unanimité entre tous les commentateurs du Qour'aane sur un point: ce voile en question recouvre entièrement la tête et les cheveux. (imposé aux épouses du Prophète
§ Enfin, la nécessité de porter le Hijâb a été explicitement évoquée par le Prophète Mouhammad
Aïcha (radhia Allâhou anha) raconte qu'une fois, sa sœur, Asma (radhia Allâhou anha) entra chez le Prophète Mouhammad
"Ô Asma, quand la fille devient pubère, il ne convient pas de voir d'elle une autre partie que celles-ci (et il lui indiqua le visage et les mains)."(Hadith Moursal)
Ces trois références que nous venons de voir prouvent au moins deux choses:
1- Le port du "Hijâb" est bien une prescription divine.
2- Les cheveux de la femme faisant partie du "awrah", il est donc nécessaire de les couvrir en présence d'étrangers, au même titre que les autres parties du corps, exception faite du visage et des mains.
1.1.3. Passons en revue les principales objections au port du Hijab:
1ère Objection:
Le Hijâb ayant pour objectif de sauvegarder la pudeur, si une femme a un comportement chaste et empreint de modestie et de retenue, pourquoi donc devrait-elle le porter ?
Ce genre de question peut se poser si on ne se réfère qu'à la deuxième dimension du "Hijâb" qui a été évoquée plus haut.
Par ce genre de discours, on oublie la première dimension qui est, pourtant, beaucoup plus importante: L'acte d'Adoration envers Allah Subhanahou wa ta'Ala.
En effet, si le port du "Hijâb" a, effectivement, un rôle actif dans la protection de la pudeur, il n'en reste pas moins qu'il s'agit surtout d'une prescription divine et absolue, dont l'application de la part de la croyante doit être inconditionnelle.
En d'autres mots, on pourrait dire qu'il y a là deux choses bien distinctes:
· La première, c'est le commandement de la part d'Allah de se couvrir les cheveux, qui font partie du "awrah" de la femme.
· La seconde, c'est le devoir pour celle-ci de toujours agir pour protéger sa pudeur.
Il est évident que l'application et le respect de l'une de ces deux choses ne dispense pas de l'autre… (auquel cas il serait tout à fait légitime d'affirmer que, le principal objectif des prières obligatoires quotidiennes étant de permettre au croyant de se souvenir de Dieu, c'est pourquoi, il n'est pas nécessaire à celui qui reste de façon permanente dans la pensée et le rappel d'Allah de faire la prière !!!!)
Il ne s'agit pas d'oublier l'avertissement sévère lancé par Allah Subhanahou wa Ta'Ala dans le Qor'an à l'attention de ceux qui avaient justement cette fâcheuse habitude de ne pratiquer que de façon partielle les commandements qui leur était révélés:
"Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste ? Ceux d'entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l'ignominie dans cette vie, et au Jour de la Résurrection ils seront refoulés au plus dur châtiment, et Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites." (Sourate 2 / Verset 85)
De la même manière, il est important de rappeler ici qu'il y a une responsabilité associée au port du Hijab:
Autant c'est une prescription divine et donc un acte d'adoration envers notre Seigneur, autant le comportement de la soeur doit s'associer à cet acte de dévotion.
Il s'agit de mettre en pratique ce que l'islam ordonne comme enseignement de l'éthique vis à vis de Dieu, de soi et des autres (Khoulouq mâ Allah, mâ an nafs, mâ an nâs)
La responsabilité du hijab sera donc mise en avant d'une part par le fait de porter le hijab pour Allah az Zawajal et d'autre part, par la mise en pratique de cette adoration dans le comportement islamique de la croyante.
2ème objection:
Ce qui importe aux yeux d'Allah, c'est la pureté et la sincérité du cœur. L'apparence physique ou la tenue vestimentaire Lui importe peu. Ce n'est pas parce qu'une femme ne portera le voile que cela portera atteinte à la Majesté d'Allah…
Il faut rappeler qu'Allah n'a pas besoin de notre adoration mais nous avons besoin de LUI. Par ce biais, il est certain que la personne qui ne respecte pas ses obligations religieuses ne cause aucun tort à notre Seigneur mais se porte préjudice à elle seule.
C'est en effet elle et elle seule qui aura à rendre compte devant Son Créateur de ses faits et gestes.
En sus de cela, rappelons que l'on est musulman (soumis à notre Seigneur) quand on déclare prendre pour soi et sous pleine acceptation les principes des 5 piliers de l'islam et des 6 piliers de la foi.
Nous rappelons donc qu'il n'y a pas de musulmans pratiquants ou non pratiquants. Il n'existe pas de distinction entre la foi et la pratique quotidienne. Le Qor'an est on ne peut plus clair à ce sujet quand il lie, dans un très grand nombre de versets, la réussite éternelle aussi bien à la foi ("Îmâne") qu'aux bonnes pratiques ("Âmâl Swâliha").
En effet, l'Islam se caractérise par le fait qu'il représente un véritable mode de vie:
La pratique du musulman ne se limite pas à l'observation des seules pratiques rituelles, telles que la prière, le jeûne, l'aumône etc.. En fait, tous les aspects de son existence que ce soit au niveau de sa conduite (dans ses relations avec autrui, dans son comportement au sein de la société, dans ses transactions etc..), mais également sa façon de satisfaire ses besoins essentiels et fondamentaux (manger, boire, se vêtir etc…) sont concernés par les principes inspirés des sources fondamentales de l'Islam: Le Coran et la Sunnah.
Preuve par la Sourate 6 / Versets 162 et 163)
"Dis : "En vérité, ma Salat, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. A Lui nul associé ! Et voilà ce qu'il m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre."
1.1.4. En conclusion:
La foi du musulman, qui se loge au fond de son cœur, se doit de rayonner sur toute sa personne et de lui dicter sa conduite.
C'est pourquoi il est inconcevable, pour un musulman, de minimiser certaines obligations divines. Auquel cas, cela reviendrait pour lui à s'octroyer le droit de "faire le tri" entre les prescriptions d'Allah et de déterminer lesquelles peuvent être abandonnées, car sans importance… Son titre de "musulman" ou "musulmane" (littéralement, soumis (e)) perdrait alors tout son sens…
2. le vêtement islamique.
2.1. le hijab et le jilbab de la femme musulmane à travers le Coran et la Sunna : épître du Sheikh al Albâni(Rahimahou Allah)
A travers cet épître, nous reprendrons incha’Allah, les 8 conditions qui doivent être appliquées à l’habit de la femme musulmane lorsqu’elle sort de chez elle ou lorsqu’elle est mise en présence d’étrangers :
I : Il doit couvrir tout le corps sauf le visage et les mains :
Preuve par la sourate An nour, verset 31 :
« Et dis aux croyantes qu’elles baissent leur regards et qu’elles gardent leur chasteté, et qu’elles ne montrent de leur parure, que ce qui en paraît, et qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine ; Et qu’elles ne montrent leur parure, qu’à leur mari, ou leur père, ou au père de leur mari, ou à leurs fils, ou aux fils de leur mari, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs…Et repentez-vous tous devant Dieu, ô croyants. Peut-être serez-vous gagnants. »
Par ce verset , il y a donc bien l’apport de preuve que seuls, le visage et les mains ne peuvent paraître, alors que tout le reste du corps doit être à l’abris du regard.
II : Etre épais, non transparent
La transparence ne fait qu’ajouter à la femme la beauté et l’attirance de la convoitise masculine notamment.
Le Prophète
« Il y aura dans ma communauté des femmes habillées, mais nues, sur leur tête il y a comme des bosses de chameaux, maudissez-les car elles sont maudites[2] » et il
III : Ne pas être une parure en lui même
La preuve est apportée par le verset 33 de la sourate les Coalisés :
« Tenez vous digne dans vos foyers, et ne vous montrez pas de la façon dont on se montrait lors de l’ancienne ignorance… »
Le but du vêtement islamique est de protéger la chasteté de la femme en la préservant du regard de séduction et en élevant sa dignité. Il serait donc inconcevable que ce vêtement deviennent une parure lui même, attirant donc sur lui et par la même sur la croyance, le regard de l’homme.
IV : Etre ample, non serrant :
Rappelons que l’Islam a déterminé le port du vêtement selon deux buts :
1) Couvrir la nudité
2) Parer le corps
Dans la sourate 7, verset 26, Dieu Exalté dit :
« Ô fils d’Adam ! Nous avons effectivement fait descendre sur vous des vêtements cachant vos parties honteuses ainsi que des parures »
V : Ne pas être parfumé :
La femme doit faire tout son possible pour éviter que l’homme ne se retourne sur elle. De la même manière cela ne sera pas possible si elle se parfume pour sortir de la maison, laissant ainsi une traînée de parfum qui la suivrait au cours de ses déplacements, provoquant, de la sorte, l’attirance de l’homme sur elle.
Le parfum enivre, c’est une évidence ! Il n 'y a donc pas sujet à polémique sur l'interdiction pour la croyante de se parfumer pour sortir de chez elle.
Elle peut par contre user de tous les parfums qu’elle désire chez elle, mais avant de sortir, elle doit s’assurer que le parfum s’est évaporé, si ce n’est pas le cas, qu’elle fasse le ghousl avant de sortir.
Les hadiths suivants apportent les preuves nécessaires à l’affirmation avancée.
Abî Moussa al Ash’arî a dit que le Prophète (saw) a dit : « toute femme qui se parfume puis passe devant les gens pour qu’ils sentent son odeur, est une fornicatrice. »
On a raconté qu’Abou Houraira(rar) rencontra une femme dont le parfum fut répandu. Il lui demanda : « O servante du Tout-Puissant ! Etais-tu à la mosquée » - Oui répondit-elle – T’es-tu parfumée ? » - oui. Et Abou Houraira (rar) de poursuivre : « J’ai entendu mon bien aimé Aboul-Qasim (un des nom du Prophète) (saw) dire : « Dieu n’accepte pas la prière d’une femme dans la mosquée après s’être parfumée jusqu’à ce qu’elle revienne chez elle et fasse une lotion comme celle pour se purifier de ses menstrues (ghousl) ».
VI : Ne pas ressembler à l’habit de l’homme
Le Prophète (saw) a déclaré qu’il était interdit à l’homme ou à la femme de changer la nature première de sa création.
Il
Entre dans ces apparences, la manière de parler, de se mouvoir, de se vêtir, …
La plus grand mal qui puisse toucher la vie et la communauté est de s'écarter de la saine nature et de se rebeller contre ses lois. Or, la nature comprenant un homme et une femme, chacun pourvu de ses caractéristiques propres, le fait de féminiser l’un ou de masculiniser l’autre dénote un signe évident de chaos et de dégradation des mœurs.
Selon un hadith rapporté par At Tabari, le Prophète
Il a même cité les femmes que Dieu a créées en tant qu’être féminin, mais qui se sont virilisées en prenant l’apparence des hommes.
VII : Ne pas ressembler à l’habit de la non-musulmane :
Il n’est pas permis aux musulmans d’imiter les pratiques des non-musulamans, que se soit dans leurs adorations, leurs pratiques usuelles ou leur pratiques cultuelles, culturelles ou quotidiennes.
Il y a des sourates nombreuses qui rappellent cela, notamment :
-L’Agenouillée (Al Jâthiyya), v 16/17
-Le Tonnerre (Ar Ra’d), v 36/37
-Le Fer (Al Hadîd), v 16.
Je citerai un hadith de Abdillah Ibnou Amr Ibnou Ass selon lequel le Prophète
VIII : Ne pas être un habit de renom
C’est-à-die par exemple un vêtement de grand marque ou très cher.
Dans un Hadith rapporté par Ibn Omar, le Prophète (saw)
Ceci préserve le croyant de la vanité et de la vantardise, ainsi que la concurrence entre les gens par des apparences futiles.
Wa Allahou ‘alem
La colonisation culturelle est bel et bien la plus dangereuse qui soit dans ce monde. C'est la seule où les armes de guerre sont en quelque sorte inoffensifs et passent largement inaperçus. Je parle des livres, journaux, magazines pour ados, émissions télé- et radio-diffusées, tous véhiculant une culture extérieure: occidentale pour la plupart.
Ça pourrait paraître raciste, mais c'est faux. Le Maroc est un pays ouvert à toutes les cultures, mais pas au point que certaines lui soient inculquées inconsciemment. Or malheureusement, c'est exactement ce qui est en train de se passer progressivement depuis un bon bout de temps.
Je crois qu'il faudrait se remettre en cause, et se demander: “Quelle est notre Identité?”, ou “où est-elle passée” plutôt. Voyons voir donc où l'a-t-on perdue.
En ce qui concerne les enfants, je ne crois pas avoir déjà entendu parler de dessins animés en dialecte marocain. Sinon la qualité des dessins arabophones laisse à désirer: la plupart sont traduits, donc importés d'une culture qui nous est étrangère, et manquent carrément d'innovation.
Pour les jeunes, sans évoquer les facteurs culturels qui engendrent les dérives, jetons un coup d'œil sur notre Education Nationale. Facile à deviner: c'est le chaos! Imaginez qu'un jeune Marocain ayant reçu tout au long de ses douze années d'études à l'enseignement primaire, au collège puis au lycée, une formation en arabe, puisse être confronté à poursuivre des études post-bac essentiellment en langue française!
Et il y en a pas mal de victimes de ce “système”: un élève pouvant obtenir des 18 et 19/20 en matières scientifiques aux contrôles et examens du bac, ne pourra pas faire grand chose à la faculté, puisqu'il ne retiendrait désormais plus rien ni des cours ni des livres, à cause de son manque de bases solides en langue française — encore moins au lexique scientifique.
Pour que la transition lycée-faculté soit plus facile et logique, il faudrait ou arabiser les programmes de l'université, ou re-franciser le programme scolaire. Je me demande cependant si cette dernière option ne serait pas un retour en arrière insignifiant…
Quant aux adultes et au-delà, c'est le domaine professionnel qu'il faudra citer, puisqu'il est aussi bien marqué par la francophonie. Mais sérieusement, après une culture générale essentiellement francophone et des études en français, se trouver dans un domaine professionnel où cette même langue domine est une suite parfaitement cohérente. On serait étonnés si les choses étaient autrement. C'est bien dommage.
Qu'en est-il donc de la prétendue langue officielle du pays, l'arabe? et notre dialecte? Certains m'ont reproché, pour ma position quant à la Darija versus l'arabe, que je ne faisais pas de distinction entre une langue proprement dite et un dialecte. Mais le français, l'italien, l'espagnol ne sont-ils pas des dialectes du latin, qui se sont transformés en langues officielles et indépendantes comme ils sont aujourd'hui?
Je crois qu'entre dialecte, arabe et français, l'intrus ne passe pas inaperçu. Il faudrait donc songer à ce qu'on doit faire, nous en tant que simples citoyens pour corriger les erreurs du passé, desquelles l'impact se prolongera encore et toujours au futur, puisque les autorités compétentes ne semblent pas fortement intéressées.